Fabriquer son terrarium pour plante

Fabriquer son terrarium pour plante
06 Déc 2018

Grosse tendance de l’année 2018 et idée de cadeau incontournable, le terrarium pour plante ou plantarium est devenue la coqueluche des amateurs de plante verte. Pour éviter de vous ruiner en achetant un terrarium, le Zèbre vous livre tous ses secrets pour fabriquer votre terrarium pas cher et écolo. 

Avant de commencer, il faut savoir qu’il existe deux grands types de terrarium. Les terrariums secs et ouverts dans lesquels on privilégiera des plantes grasses. Les terrariums humides et fermés dans lesquels on disposera des plantes appréciant l’humidité, ainsi que des mousses. Dans cet article nous allons fabriquer un terrarium humide.

Le matériel pour fabriquer son terrarium maison

-Un bocal en verre (acheté sur une brocante à 1 €)

-Des billes d’argile, graviers ou cailloux pour le drainage (trouvés dans la nature)

-Du charbon de bois (trouvé dans la cheminée ou barbecue)

-Une poignée de terreau (sac de 5 l acheté en jardinerie à 5 €)

-De la mousse (trouvée dans la nature)

-Deux minis plantes (achetées en jardinerie 4 €)

-Des éléments de décoration (trouvés dans la nature)

En suivant les conseils du Zèbre, vous pourrez fabriquer votre terrarium pour moins de 10 €.

Première étape : le bocal de votre terrarium

A priori, rien de compliqué dans cette étape. Le bocal de votre terrarium doit être en verre transparent pour laisser passer la lumière. Il doit avoir également une ouverture suffisamment grande pour y glisser les plantes et les éléments de décoration de votre terrarium.

CONSEIL : contrairement au Zèbre, n’hésitez pas à choisir un bocal plus haut (minimum 30 cm) afin qu’il y ait plus d’espace entre la cime des plantes et le couvercle.

Deuxième étape : le drainage de votre terrarium

La première couche de votre terrarium servira au drainage. Cela permet aux excès d’eau de ne pas être en contact avec le terreau et donc avec les racines, afin d’éviter l’apparition de champignons nuisibles. Vous pouvez utiliser des billes d’argiles et/ou des petits cailloux, des graviers… que vous disposerez au fond du récipient sur une hauteur d’au moins deux centimètres.

CONSEIL : contrairement au Zèbre, n’hésitez pas à disposer un morceau de tissus par dessus votre couche de drainage  afin d’éviter que la terre ne ruisselle dans le fond du bocal au moment de l’arrosage.

Troisième étape : l’assainissement de votre terrarium

Pour assainir l’environnement de votre terrarium et éviter les risques de pourriture, il est recommandé d’écraser des morceaux de charbon récupérés dans la cheminé ou le barbecue afin de les disposer entre la couche drainante et le terreau.

CONSEIL : vous pouvez remplacer les morceaux de charbon, par du charbon actif que vous trouverez en pharmacie ou dans des magasins santé bien être.

Quatrième étape : le substrat de votre terrarium

Une fois n’est pas coutume, pour cette étape, on vous conseille vivement d’acheter du terreau industriel. En effet, la terre que vous trouverez dans la nature est pleine de vie. A priori c’est plutôt bien mais ça sous-entend que des graines, des champignons, des insectes… peuvent se retrouver dans votre terrarium et perturber l’équilibre fragile de votre mini écosystème.

CONSEIL : si toutefois vous optez pour une terre « naturelle », vous pouvez la désinfecter en la passant au four à 200° pendant 1 heure en partant d’un four froid.

Cinquième étape : la mousse de votre terrarium

L’idéal c’est bien sur d’aller la récolter en forêt. Cependant, si vous n’avez pas l’occasion de passer le périph prochainement, vous trouverez sans problème de la mousse à Paris (vieux murs, interstices entre les pavés, tuiles des toits…). Vous pouvez aussi l’acheter en jardinerie mais c’est étonnement cher pour une ressource si facilement accessible.

CONSEIL : si vous devez la stocker quelques jours avant de fabriquer votre terrarium, vous pouvez tout simplement la déposer sur du terreau en veillant à ce que celui-ci reste humide. Pour savoir où trouver votre mousse en forêt, suivez le Zèbre ICI

Sixième étape : les plantes de votre terrarium

Les plantes les plus adaptées à un terrarium fermé sont celles qui apprécient l’humidité. Evitez donc les plantes grasses, cactus… Privilégiez plutôt les plantes de types fougères, orchidées, plantes carnivores, ficus, lierre…

CONSEIL : même les mini plantes peuvent être trop volumineuses pour rentrer dans votre terrarium. S’il s’agit de plantes en touffes, n’hésitez pas à les diviser délicatement en conservant un maximum de racines. Pour en savoir plus sur la cueillette de plantes sauvages à Paris cliquez ICI

Septième étape : la décoration de votre terrarium

Pour décorer votre terrarium, vous pouvez donner libre cour à votre imagination. Si vous souhaitez créer une atmosphère naturelle, vous pouvez prélever dans la nature des morceaux d’écorces, des jolis cailloux, des pommes de pains… que vous pourrez disposer pour décorer votre terrarium. Vous pouvez aussi créer une atmosphère plus « artificielle » en ajoutant des figurines, des objets miniatures…

L’entretien de votre terrarium

L’équilibre de votre terrarium est fragile et il faut impérativement l’entretenir avec soin surtout pendant le mois suivant la plantation.

L’arrosage du terrarium

Il doit être effectué directement après la plantation puis 2 à 3 fois par an. Attention aux excès d’eau ! Partez du principe qu’il est plus simple d’arroser à nouveau un terrarium trop sec que de vider les excédents d’eau suite à un arrosage trop abondant. On vous recommande d’utiliser une petite pipette ou un vaporisateur en mode filet d’eau pour n’arroser que les pieds des plantes. Mouiller les feuilles et la mousse favorise la prolifération de champignons nuisibles. La mousse est un excellent indicateur de l’état hydrique de votre terrarium. Si elle jaunit légèrement et perd du volume c’est que vous devez arroser. Rassurez-vous, elle retrouvera très rapidement son état initial.

L’aération du terrarium

A chaque fois que vous constaterez de l’humidité sur les parois de votre terrarium il est important de l’ouvrir quelques heures. Un taux d’humidité trop important favorise la prolifération de champignons nuisibles. De plus, la condensation sur les parois diminue la luminosité dans le terrarium.

L’emplacement du terrarium

Il est capital que le terrarium soit placé dans un endroit lumineux sans être directement en contact avec la lumière du soleil. Le verre du bocal exerce un effet loupe qui provoquerait des brulures au feuillage et des températures trop élevées dans le terrarium. De même, il est important de ne pas placer son terrarium trop prêt d’une source de chaleur (radiateur, cheminée…). La température idéale se situe entre 17 et 25°C.

La taille des plantes du terrarium

N’hésitez pas à couper à l’aide d’un petit ciseau préalablement désinfecté les feuilles sèches ou les tiges qui deviendraient trop grande.

Le Zèbre vous souhaite un joyeux Noël et pleins de bonnes idées de cadeaux faits maison et écolo !

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